Comment tourner la page ouverte en 1995 par Etienne Pinte ? Telle est l'équation qu'ont à résoudre les électeurs versaillais les 9 et 16 mars prochain.
Car le bilan de ces 13 années est lourd pour la ville. En termes de gestion municipale, Versailles
s'est adossée aux plus mauvaises pratiques :
- déclin du tissu
économique,
- augmentation constante, hormis
les phases électorales, de la pression fiscale,
- et arbitrage systématique de
la dépense publique locale en faveur du fonctionnement au détriment de l'investissement; c'est-à-dire de l'avenir.
Le Maire sortant a ainsi fait subir aux versaillais, sur le plan fiscal, la double peine, dont il a obtenu la suppression pour les immigrés délinquants : il les a contraint à financer à la fois
les conséquences de l'érosion des bases de taxe professionnelle et d'une politique clientéliste d'augmentation des effectifs de fonctionnaires. Il ne s'en est d'ailleurs pas caché notamment en se
vantant publiquement, lors de l'extension des 35 heures à la fonction publique, d'avoir procédé à des créations d'emplois exactement proportionnelles alors que Mr. Fabius par exemple au
Grand Quevilly faisait le même exercice à budget constant.
En termes de paysage politique, le bilan est également très lourd. La droite modérée à Versailles est divisée alors qu'elle avait été unie sous les mandats
d'André Damien. La renonciation d'Etienne Pinte à briguer un nouveau mandat, loin de nous ramener à cette union des droites modérées, accentue la division avec l'affrontement de deux listes
issues de l'ancienne municipalité.
Pour échapper à cette spirale de l'échec, les versaillais doivent reprendre énergiquement leurs affaires en main.
Pour ce faire, ils doivent se choisir un maire et une équipe municipale à la hauteur de la tâche et capable des ruptures nécessaires.
Ils doivent s'émanciper de la tutelle des partis et singulièrement de l'appareil régional et local de l'UMP, qui a profité de la forte
inclinaison à droite des versaillais pour faire de la ville leur chose, et d'abord en termes d'emplois réservés pour hommes d'appareils "méritants". A défaut, les mêmes causes reproduiront
fatalement les mêmes effets.
Dans ce contexte, la liste URV apparaît comme la chance à saisir et les versaillais doivent réfléchir à ne pas la laisser passer. Beaucoup ont
été troublés voire indisposés par l'âpreté et souvent l'incorrection des débats au Conseil Municipal depuis 2002. Confrontée pour la première fois à une véritable opposition, la municipalité
sortant a adopté une attitude d'assiégé, qui n'a permis aucun dialogue constructif. Ne tombons pas dans le piège d'en rejeter la responsabilité entière à l'URV qui a fait son travail
d'opposant.
Aujourd'hui, la question n'est plus là. Elle est que Versailles se choisisse un maire et une équipe suffisamment forts, indépendants et enracinés dans le tissu versaillais pour être en mesure de
remettre notre ville sur le chemin de la rigueur et de la réussite.
Henry de Lesquen apparaît à cet égard comme la seule chance crédible pour redresser notre ville :
- il a la dimension personnelle
et la culture nécessaire à la tâche,
- il est indépendant des
appareils partisans qu'il faut tenir à distance, y compris ceux qui ont notre sympathie et en particulier l'UMP, pour de multiples raisons qu'il serait long d'expliquer mais que chacun sent
bien,
- il est entouré d'une équipe
issue de la société civile et attachée à sa ville.
Au demeurant, à écouter ce qui se dit ces jours-ci à Versailles, tel est bien le sentiment qui monte. Choqués, voire exaspérés par le climat de polémique stérile qui aura marqué la précédente
mandature, les versaillais ne tombent pas dans le piège d'en imputer la responsabilité à l'URV. Ils voient dans l'actuel affrontement de deux listes issues de la précédente municipalité la preuve
indubitable que le retour à la sérénité et à l'union ne peut être espéré de leur victoire. Par ailleurs, ils sentent qu'il est temps de mettre fin à une gestion irresponsable, dissimulant
derrière un discours "social larmoyant" la satisfaction constante des appétits insatiables de la bureaucratie. Ils voient bien enfin qu'il faut à la ville un homme à sa dimension et que seul
Henry de Lesquen fait l'affaire.
Hervé Lehérissel
Avocat
Vice-Président de l'URV
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